Communication de la Commission - Le marché charbonnier de la Communuté en 1982 et ses perspectives pour 1983 Journal officiel n° C 147 du 06/06/1983 p. 0001 - 0047 LE MARCHÉ CHARBONNIER DE LA COMMUNAUTÉ EN 1982 ET SES PERSPECTIVES POUR 1983 SOMMAIRE >PIC FILE= "T0034035"> >PIC FILE= "T0034036"> >PIC FILE= "T0034037"> I. RÉSUMÉ (tableaux 1 A et 1 B) Pour la troisième année consécutive, la Communauté enregistre pour 1982 une baisse sensible de sa consommation intérieure brute d'énergie. Avec 872 millions de tonnes d'équivalent pétrole, chiffre inférieur de 4 % aux résultats de 1981 et aux prévisions initiales pour 1982, le niveau de consommation est le plus bas depuis 1975.
Les combustibles solides ont pu maintenir leur contribution à la couverture des besoins d'énergie primaire de la Communauté au niveau atteint en 1981 après une légère progression par rapport à 1980, soit 20,5 % pour la houille et 3,7 % pour le lignite. On ne prévoit pas de changement sensible à cet égard en 1983. La part du pétrole est en recul, celle du nucléaire et celle du gaz naturel croissent. L'offre globale de charbon pour l'ensemble de la Communauté atteint, pour 1982, 317 millions, en baisse de 5 millions de tonnes par rapport à 1981. La réduction porte principalement sur la production communautaire, qui s'établit à 241,3 millions de tonnes (soit 4,3 millions de tonnes de moins qu'en 1981) ; la récupération reste proche de 6 millions de tonnes et les importations de pays tiers baissent marginalement à 70 millions de tonnes.
La demande de charbon communautaire a diminué aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur de la Communauté. L'accentuation soudaine de la crise sidérurgique en 1982 a entraîné une réduction d'une ampleur et d'une rapidité inattendues dans les livraisons de charbons à coke et cokes communautaires. En 1983, elles devraient connaître une nouvelle diminution. Par contre, les centrales électriques continuent et continueront d'augmenter leur consommation de houille, qui représente environ 60 % des besoins annuels de charbon dans la Communauté. La consommation de charbon dans le secteur industriel continue également à progresser (+ 20 % en 1982) et devrait bénéficier encore des actions entreprises par les pouvoirs publics.
Les stocks de houille et de coke se sont encore accrus pendant l'année 1982, aussi bien chez les producteurs que chez les gros consommateurs et dans les autres dépôts. Leur total à fin 1982 représente 138 millions de tonnes, soit 20 millions de plus qu'à fin 1981. Il correspond à la consommation moyenne de 164 jours calendaires. Au total, le marché charbonnier de 1982 peut être considéré, à la différence de 1981, comme un marché d'acheteur. Notamment les derniers mois de l'année ont vu les prix évoluer à baisse, surtout lors des achats de cargaisons isolées. Cette évolution, favorable aux consommateurs, pourrait favoriser l'expansion future de la demande, surtout si elle se confirme en 1983 comme il semble probable.
Une telle tendance pourrait entraîner des difficultés accrues pour les charbonnages communautaires, qui connaissent de graves problèmes de stockage à la fin de 1982 et dont les coûts de production s'accroissent en dépit de mesures de rationalisation et de l'amélioration du rendement des mineurs. II. SITUATION ÉCONOMIQUE GÉNÉRALE ET PERSPECTIVES (1) (tableau 2) 1. Évolution récente : 1982 L'année 1982 se sera vraisemblablement soldée par une stagnation quasi totale de la production globale, dont la croissance en termes réels, pour l'ensemble de la Communauté, n'atteindrait que 0,2 % en moyenne annuelle, alors que la plupart des prévisions, de source tant nationale qu'internationale, l'avaient chiffrée à quelque 2 %.
L'une des causes principales de cette stagnation est le niveau exceptionnellement élevé et l'instabilité des taux d'intérêt internationaux, largement influencés par les taux américains. La persistance de la récession dans l'ensemble de la zone OCDE et le climat général d'incertitude se sont traduits, pour de nombreuses entreprises, par de graves difficultés financières. Aussi est-il à présumer que les entreprises ne se décideront à entreprendre de nouveaux investissements, à reconstituer leurs stocks et à créer de nouveaux emplois, qu'à partir du moment où la baisse du taux d'intérêt pourra être considérée comme durable.
Si quelques progrès ont pu être réalisés dans la lutte contre l'inflation, le chômage a continué de s'étendre. Sous les effets conjugués d'une nouvelle (1) De plus amples renseignements sont fournis dans le document COM(82)677 final «Rapport économique annuel 1982/1983», publié dans Économie européenne no 14, novembre 1982. régression de l'emploi et d'un accroissement persistant de la population active, il a atteint, en moyenne de 1982, 11 millions de personnes (9,6 % de la population active) et le nombre de chômeurs a dépassé les 12 millions à la fin de l'année. Le déficit des paiements courants de la Communauté, en 1982, devrait s'établir à environ 11,5 milliards de dollars (0,5 % du produit intérieur brut), contre 19 milliards en 1981 (0,8 % du produit intérieur brut).
Ce déficit global apparaît relativement modeste, mais de fortes divergences subsistent entre les divers États membres. L'expansion des exportations de la Communauté, appréciable en 1981, s'est sensiblement ralentie en 1982, le volume du commerce mondial s'étant réduit par suite des difficultés financières croissantes de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et des pays en développement, ainsi que de la stagnation persistante dans les pays de l'Organisation du commerce et du développement économiques (OCDE). Le ralentissement des exportations a été suivi d'un nouveau fléchissement de la demande intérieure dans la Communauté.
2. Perspectives pour 1983 D'après les prévisions pour 1983, l'activité économique dans la Communauté resterait très faible. Étant donné le faible niveau atteint au début de l'année 1983 du fait de la décélération enregistrée au cours du deuxième semestre 1982, la production globale de la Communauté pourrait progresser de 0,4 % environ sur l'ensemble de l'année 1983, ce qui implique une certaine reprise au cours du second semestre. Cette prévision d'une croissance faible est fondée sur l'hypothèse d'une quasi stagnation de la consommation de ménages, sous l'effet de la stabilisation en termes réels de revenus disponibles.
Par contre, une certaine reprise des investissements est envisagée pour la seconde moitié de l'année pour autant que la baisse des taux d'intérêts se poursuive et que la rentabilité des entreprises s'améliore. La demande serait soutenue, de surcroît, par une reconstitution limitée des stocks, après la réduction enregistrée au cours du second semestre de 1982. Le nombre de chômeurs devrait continuer d'augmenter jusque dans les derniers mois de 1983 et dépasser les 13 millions, sous le double effet d'une légère contraction supplémentaire de l'emploi et d'un nouvel afflux sur le marché du travail, suivant la tendance des dernières années.
Une quatrième année de récession s'est ouverte. Une faible reprise s'annonce en Europe pour 1983. La situation demeure cependant extrêmement sérieuse. Elle a pour causes immédiates l'incidence cumulée de deux chocs successifs : la seconde crise pétrolière de 1979/1980 et le problème des taux d'intérêt et des taux de change qui a surgi en 1981/1982. Une analyse plus poussée permet de discerner une autre cause, plus profonde, de la situation actuelle : elle réside dans la vulnérabilité des structures de l'économie européenne et de l'économie mondiale, vulnérabilité qui s'est accentuée au fil des années et qui est devenue le problème crucial des perspectives pour les années quatre-vingts.
III. DEMANDE DE CHARBON PAR SECTEUR (tableau 3) 1. Sidérurgie (tableaux 4, 5A, 5B et 6) Par suite de la crise sidérurgique, la consommation de coke dans la sidérurgie communautaire est tombée ces dernières années de 63 millions de tonnes en 1977 à 53 millions de tonnes en 1981 et à 45,8 millions en 1982 (moins 7,5 millions de tonnes). On sait que ce coke est employé quasi-exclusivement à la production de fonte ; or, celle-ci a encore plus fortement diminué entre 1981 et 1982 (11,4 millions de tonnes, soit - 13 %) que la production d'acier (- 12 %) ; en effet, si le rapport fonte/acier reste à peu près stable autour de 70 % pour l'ensemble de la Communauté, la baisse de la production d'acier est plus marquée dans les pays où le rapport fonte/acier est le plus élevé ; elle se limite à 3 % en Italie, où ledit rapport n'est que de 50 %.
Cette évolution en baisse de la production de fonte n'est que partiellement compensée par l'augmentation de la mise au mille (consommation de coke par tonne de fonte). Celle-ci, qui était en baisse jusqu'en 1978, a repris depuis lors, passant de 500 à 530 kilogrammes en moyenne pour la Communauté. Elle semble maintenant plafonner à ce dernier niveau après avoir culminé à 533 kilogrammes en 1981. Le récent accroissement était essentiellement dû à une substitution marquée du fuel oil par le coke au haut fourneau. Son ampleur est en partie limitée par les économies d'énergie réalisées progressivement dans le secteur des hauts fourneaux.
Le tableau 5B indique pour 1980 la consommation totale de coke et de fuel oil dans ce secteur (y compris l'agglomération des minerais). Actuellement, les productions d'acier découlent de programmes prévisionnels établis de trimestre en trimestre et du régime de quotas instauré en 1980 pour les entreprises de l'industrie sidérurgique (1). La production d'acier de 1982 est de l'ordre de 111 millions de tonnes, contre 126 en 1981. Pour 1983, la prévision actuelle se monte à 105 millions de tonnes. Les productions correspondantes de fonte sont : 88 millions de tonnes en 1981, 77 en 1982 et 73 en 1983.
Ce chiffre tient compte de nouveaux progrès de la coulée continue. En conséquence, on peut escompter une consommation de coke dans la sidérurgie communautaire d'environ 43 millions de tonnes. 2. Centrales électriques (tableaux 8 A, 8 B, 8 C, 8 D, 8 E et 8 F) 2.1. En 1982, la consommation nette d'électricité de la Communauté, avec 1 210 térawatts-heures, reste pratiquement égale à celle des deux années précédentes. Comme en 1981, la demande reste plus soutenue dans les secteurs tertiaire et domestique. En 1983, la consommation d'électricité pourrait augmenter d'environ 1,5 % sous réserve d'une amélioration des conditions économiques actuelles.
2.2. La production nette d'électricité en 1982 est restée au même niveau qu'en 1981. La contribution du charbon à cette production a encore augmenté, beaucoup moins cependant qu'en 1981. La part du pétrole a encore baissé de 12 %, celle du nucléaire progresse à nouveau de 12 %. Pour 1982, la répartition entre les sources est la suivante: >PIC FILE= "T0034038"> 1983 devrait connaître une nouvelle augmentation de la part du nucléaire et le maintien de celle du charbon. 2.3. La consommation de houille dans les centrales de la Communauté (minières, publiques et industrielles) devrait évoluer comme suit. >PIC FILE= "T0034039"> Elle représente environ 60 % des besoins annuels de charbon dans la Communauté.
2.4. L'approvisionnement des centrales publiques s'est accru de 4,5 millions de tonnes (3 %) entre 1981 et 1982. L'amélioration bénéficie à la houille nationale (6 millions de tonnes), les échanges intracommunautaires restent stables à près de 7 millions de tonnes et les importations de pays tiers régressent de 1,5 million de tonnes (4 %). Sur des livraisons globales de 172 millions de tonnes, plus de 8 millions seraient allés grossir les stocks (avec des mouvements divergents suivant les pays, comme indiqué au chapitre VIII). La consommation effective de l'année 1982 serait donc de 164 millions de tonnes environ, soit 90 % de l'ensemble des centrales (1).
Considérée par pays, l'évolution de l'approvisionnement entre 1981 et 1982 révèle moins de différences marquées qu'entre 1980 et 1981. On peut noter la poursuite de la hausse en Allemagne (+ 2,5 millions de tonnes, soit 6 %) et celle de la baisse en France (1,7 million de tonnes, soit 11 %). En 1983, l'approvisionnement global des centrales publiques devrait rester presque au même niveau (170 millions de tonnes) avec quelques mouvements divergents possibles suivant les pays : baisse au Royaume-Uni et reprise en France, par exemple. 2.5. Parc des centrales thermiques classiques (tableaux 8 E et 8 F) Les données des tableaux 8 E et 8 F ne sont pas directement comparables à celles publiées sous les mêmes numéros et titres dans le document de la Commission «Le marché charbonnier de la Communauté en 1981 et ses perspectives pour 1982» (2).
Alors que celui-ci indiquait la puissance «brute» en mégawatts des centrales, on utilise désormais la puissance «nette», qui s'établit bien entendu à un niveau quelque peu inférieur. Les nouvelles données, tirées d'un rapport d'Unipede de septembre 1982 (3), montrent qu'à fin 1981 les capacités pouvant brûler des combustibles solides (115 000 mégawatts) représentaient 50 % de la puissance totale du parc des centrales thermiques «classiques» c'est-à-dire brûlant un combustible fossile (tableau 8 E). Le tableau 8 F reprend les capacités pouvant brûler des combustibles solides qui viendront s'ajouter à celles du tableau précédent - ou les remplacer en partie - d'ici à la fin de 1987 (4).
Sur un total de 24 000 mégawatts, les développements les plus marquants se situent en Allemagne, en Grèce et en Italie. (1) La décision no 1696/82/CECA s'applique jusqu'au 30 juin 1983 (JO no L 191 du 1.7.1982). (1) Il s'y ajoute 155 millions de tonnes de lignite, principalement en Allemagne et en Grèce (voir tableau 8C). (2) JO no C 131 du 24.5.1982. (3) Unipede. Programmes et perspectives du secteur électricité 1982-1987 et 1988-1995 (douzième édition). (4) Limité à 1987, ce tableau ne couvre donc pas la totalité des «autres projets» qui figuraient à la dernière colonne du tableau 8 F du rapport 1981/1982.
3. Autres industries (tableau 9) La consommation de charbon dans ce secteur continue à progresser, bien qu'à un rythme moins rapide que prévu l'an dernier. Le pourcentage de hausse est de 20 %, ce qui permet de dépasser pour 1982 le niveau de 17 millions de tonnes de houille et de 4 millions de tonnes de coke. La reconversion du pétrole au charbon est pratiquement achevée dans les cimenteries d'Allemagne, de Belgique et du Royaume-Uni. Elle se poursuit dans les autres pays. Le marché du charbon dans l'industrie du ciment n'offre donc plus que des perspectives limitées. La consommation de fuel dans les industries diverses est encore de l'ordre de 75 millions de tonnes, soit quelque 110 millions de tonnes d'équivalent charbon.
Il reste donc un potentiel important de substitution. Les effets des actions menées dans ce domaine par les fournisseurs de charbon et certains pouvoirs pourraient s'amplifier prochainement. Au Royaume-Uni, le nombre d'usines reconverties au charbon excède désormais celui des usines qui cessent leurs activités. L'avantage de prix qu'offre le charbon par rapport au fuel s'est maintenu au cours de la récente période, ce qui peut constituer un encouragement pour les entreprises qui envisagent une conversion au charbon. Pour 1983, on escompte une nouvelle progression de la consommation totale de houille et de coke jusqu'à 23 millions de tonnes.
À ces chiffres, il convient d'ajouter quelque 2 millions de tonnes de lignite pulvérisé. 4. Foyers domestiques (tableaux 10 A et B) Ce secteur de consommation absorbe à peu près le même tonnage de combustibles solides que celui des «autres industries», mais la répartition est la suivante: >PIC FILE= "T0034040"> Ce marché est caractérisé depuis de nombreuses années par une tendance à la baisse, qui reste particulièrement marquée en France. La décote de prix entre les charbons domestiques et le gas oil de chauffage est généralement moins importante qu'entre les produits correspondants pour l'industrie.
Certaines qualités traditionnelles qui sont venues à manquer n'ont pu toujours être remplacées à la satisfaction des consommateurs individuels. Une relance du chauffage collectif au charbon, entreprise dans divers pays, pourrait contribuer à renverser cette évolution. IV. PRODUCTION CHARBONNIÈRE DE LA COMMUNAUTÉ 1. Statistiques de production a) Analyse quantitative de la production (tableaux 11 et 12) Pour des raisons diverses et avec des évolutions divergentes suivant les pays, l'extraction de charbon enregistre pour l'ensemble de la Communauté une baisse de 4 millions de tonnes en 1982 par rapport à 1981.
Ce mouvement devrait continuer en 1983. Le recul atteindrait même 7 millions de tonnes en Allemagne. Dans ce pays, les entreprises auront recours à un faisceau de mesures telles que limitation des heures supplémentaires, arrêt de l'embauche, jours de repos imputés sur les droits à congé et autres ; une mine sera fermée à la fin de l'année. Ces mesures sont inspirées par un souci de rationalisation et le désir d'empêcher autant que possible de nouvelles mises au stock. Des efforts sont également entrepris pour améliorer l'écoulement. b) Main-d'oeuvre et productivité (tableaux 13 et 14) Pour l'ensemble de la Communauté, la tendance à la baisse des effectifs s'est poursuivie en 1982.
Pour 1983 la moyenne devrait s'élever à 326 000 mineurs, soit environ 10 000 de moins qu'en 1982. Cette réduction des effectifs affectera tous les bassins miniers de la Communauté. Le rendement exprimé en kilogrammes par homme et par heure est le plus élevé en république fédérale d'Allemagne. En 1982, les gains de productivité ont été relativement faibles ; le rendement a baissé de 4 % en France. Pour 1983, on escompte en général un nouvel accroissement de la productivité, grâce à un niveau élevé des investissements. 2. Évolution de la situation financière a) Prix de revient et recettes (tableau 15) En 1982, les coûts d'extraction du charbon se sont en général accrus dans la Communauté ; d'une part la hausse des salaires a dépassé les gains de productivité, d'autre part le prix des matériels miniers a augmenté.
En France, la hausse du prix de revient a dépassé le taux d'inflation ; en revanche, les coûts de production ont baissé en Belgique. Pour 1983, ont peut escompter que la croissance des coûts va se ralentir. En ce qui concerne les recettes tirées de la houille communautaire on a observé en 1982 des évolutions divergentes suivant les pays ; on note une augmentation considérable en Belgique. En France ainsi qu'au Royaume-Uni, l'écart entre coûts et recettes s'est encore creusé en 1982, alors qu'il s'est amenuisé en République fédérale d'Allemagne et en Belgique. En moyenne communautaire, l'évolution des prix du charbon pratiqués sur le marché mondial n'a entraîné qu'une légère amélioration des recettes pour le charbon des houillères communautaires.
Pour les deux principaux pays producteurs de charbon de la Communauté, la situation financière a évolué comme suit en 1982 : les houillères allemandes ont enregistré une légère amélioration, alors qu'une dégradation est apparue au Royaume-Uni. En 1983, la rentabilité de l'industrie charbonnière ne devrait pas se modifier sensiblement. b) Interventions financières des États membres (tableau 16) L'année 1982 se distingue de ses devancières par une réduction du montant des aides rapporté à la tonne de charbon communautaire. Ce montant diffère cependant suivant le pays producteur.
Il a baissé en Belgique, en Allemagne ainsi qu'au Royaume-Uni, alors qu'il s'est élevé d'environ un tiers en France. L'écart reste important entre le niveau des aides attribuées en Belgique et en France (31 à 32 Écus par tonne) d'une part, et d'autre part en Allemagne et au Royaume-Uni (6 à 8 Écus par tonne). Au cours de l'année 1982, le montant total des subventions accordées, conformément aux décisions no 73/287/CECA et no 528/76/CECA, aux producteurs de charbon dans la Communauté a totalisé environ 2,2 milliards d'Écus. 3. Évolution des capacités de production a) Investissements dans les secteurs de l'extraction et de la préparation du charbon (tableau 17) Les investissements dans l'industrie charbonnière en 1982 marquent un nouveau record avec 1,8 milliard d'Écus.
Certains projets de grande envergure sont axés sur la rationalisation de la production (Allemagne) ; la construction de nouvelles installations d'extraction se poursuit, comme à Selby au Royaume-Uni. Pour 1983, on s'attend à un ralentissement des investissements, en raison d'une situation financière plus précaire des entreprises et d'une appréciation moins optimiste des perspectives d'évolution du marché et de la production. b) Fermetures de sièges d'extraction (tableau 18) En 1982, six sièges d'extraction représentant une capacité de 1,3 million de tonnes ont été fermés au Royaume-Uni.
Les autres pays n'ont procédé à aucune fermeture. Pour 1983, la fermeture d'une mine est annoncée en Allemagne. V. PRIX DU CHARBON En raison de l'importance des fluctuations des taux de change, la liste ci-après montrant celles du dollar des États-Unis par rapport aux monnaies communautaires peut être utile. >PIC FILE= "T0034041"> 1. Évolution des prix de barème (tableaux 19 A et 19 B) Les tableaux 19 A et 19 B mentionnent pour certains bassins et types de charbon les prix de barème hors taxe départ mine, en monnaie nationale puis en dollars des États-Unis. Les prix de barème du charbon communautaire ont continué à augmenter en 1982 à peu près au même rythme que pendant les trois années précédentes ; les pourcentages de hausse se situent entre 3 et 40 %.
Il y a cependant eu un mouvement de baisse au Royaume-Uni. La situation dans les États membres est la suivante: Belgique L'augmentation totale pour 1982 représente de 10 à 21 % par rapport au niveau atteint à fin 1981. Après un relèvement général des prix de 3 à 5 % au 1er janvier 1982, les charbons domestiques ont fait l'objet d'une majoration de 10 % le 1er mai. Le 1er juillet, les charbons à usage industriel et domestique ont augmenté de 4 à 8 %. Une nouvelle hausse de 2 à 3 % a affecté l'anthracite le 1er octobre. Les prix du coke ont augmenté de 3 à 43 %, à des dates différentes.
Les prix des charbons à coke et des fines lavées ont été relevés de 3 à 5 % le 1er janvier 1983. Allemagne Les augmentations de 1982 représentent au total 3 à 15 % et varient selon les produits et les entreprises. Celles qui sont intervenues le 1er avril et le 1er mai se montaient à 1 à 6 % pour les charbons industriels et à 1 à 13 % pour les cokes industriels et domestiques. L'ensemble des prix a ensuite été relevé le 1er octobre de 2 à 5 %. Une autre hausse de 1 à 6 % s'est appliquée à certains charbons domestiques le 1er novembre. France Au total sur 1982, les prix ont été relevés de 7 à 30 %, les 30 % valant pour le charbon à coke, et un pourcentage de 10 % pour les charbons de centrale.
Deux augmentations générales ont eu lieu les 1er février et 1er avril (7 à 15 %). Le 1er juillet, les prix ont augmenté de 12 % pour le charbon à coke, 11 % pour le coke de haut fourneau et 10 % pour le charbon de centrale. Le 1er janvier 1983, un relèvement de 4 à 12 % (2 % pour les charbons de centrale) est intervenu, sauf pour le charbon à coke et le coke de haut fourneau. Royaume-Uni Le 1er mars, les prix des anthracites, des maigres, du coke domestique et des produits défumés ont été réduits de 1 %. La British Steel Corporation a diminué le prix de vente de son coke de 12 %.
Une seule hausse a été appliquée en 1982, à savoir 5 à 10 % à compter du 1er novembre. Italie Les prix du coke ont augmenté le 23 août de 6 à 13 %. 2. Charbon à coke (tableau 20) Le «prix indicatif» (1) a diminué de 8 % entre fin 1981 et fin 1982, passant de 86,55 dollars, qui constitue jusqu'ici le niveau record, à 79,70 dollars des États-Unis par tonne (- 7 dollars des États-Unis). La baisse du prix indicatif résulte essentiellement de la disparition presque complète des frais d'attente au chargement dans les ports américains et australiens, où la congestion a disparu. Ces frais (surestaries) sont revenus de 8,90 dollars des États-Unis par tonne à fin 1981 à 0,55 dollar des États-Unis à fin 1982.
Une baisse de 1,60 dollar des États-Unis par tonne (soit 17 %) sur le fret atlantique moyen a été compensée par une augmentation des autres éléments de prix. L'évolution comparée du prix indicatif et des prix communautaires pour le charbon à coke (deux monnaies à titre d'exemple) au cours de l'année écoulée peut se résumer comme suit: >PIC FILE= "T0034042"> (1) Valeur moyenne caf ARA des charbons à coke importés des États-Unis d'Amérique sur contrats à moyen et long terme. Ce tableau montre un accroissement de l'écart entre le prix des charbons communautaires et ceux des charbons importés (de 43 à 52 marks allemands par tonne et de 8 à 12 livres par tonne).
Il en ressort également que la hausse du taux de change du dollar a compensé exactement la baisse du prix indicatif sur la période considérée. Le nouvel écart résulte donc de la hausse des coûts de production en Communauté. 3. Charbon vapeur (tableau 20) Le prix moyen caf ARA des charbons importés de pays tiers pour les centrales électriques de la Communauté a également diminué, passant de 72 à 70 dollars des États-Unis entre le quatrième trimestre 1981 et le troisième trimestre 1982 (1). Les prix comparables du charbon communautaire se situaient fin 1981 entre 99 et 125 dollars des États-Unis et fin 1982 entre 89 et 121 dollars des États-Unis par tonne (1).
4. Évolution comparée des prix pour les charbons à coke et les charbons vapeur importés de pays tiers Sur la base des indications recueillies par la Commission pour le calcul des valeurs moyennes indiquées ci-avant aux points 2 et 3, on peut établir la comparaison suivante: >PIC FILE= "T0034043"> 5. Prix à la consommation La Commission a commencé à publier un Bulletin des prix de l'énergie qui donnera périodiquement un aperçu des prix à la consommation des produits pétroliers, du charbon, du gaz et de l'électricité dans les États membres. Pour le secteur domestique, les types de charbon pris en considération sont en général de l'anthracite de calibre 10-20 millimètres ou 20-30 millimètres, avec un pouvoir calorifique inférieur situé entre 29,3 et 33,5 gigajoules par tonne.
Pour l'Italie, il s'agit de coke. Les livraisons sont de 1 000 kilogrammes. Les éléments de prix, obtenus en monnaie nationale, ont été convertis en Écu par tonne de 29,3 gigajoules pour permettre la comparaison. L'évolution entre début 1981 et début 1982 est la suivante: Prix franco consommateur domestique (Écus/tec) taxes comprises >PIC FILE= "T0034044"> Au 1er janvier 1982, les prix ci-dessus du charbon se comparent comme suit à ceux du gas oil de chauffage: Consommateurs domestiques (Écus/GJ) taxes comprises >PIC FILE= "T0034045"> (1) Les prix s'entendent pour une tonne = 29,3 GJ.
Une comparaison analogue entre les produits à usage industriel donne le tableau suivant: Consommateurs industriels (Écus/GJ) taxes comprises >PIC FILE= "T0034046"> Pour les charbons communautaires, l'avantage de prix à pouvoir calorifique égal est en général inférieur à celui qui ressort du tableau précédent et il a eu tendance à se réduire au cours de l'année 1982. Il est clair que citer un prix par pays ne permet pas de tenir compte de la diversité des situations qui peuvent se présenter chez les consommateurs, du fait notamment de leur localisation géographique, de l'origine et des caractéristiques des charbons utilisés, les conditions d'utilisation de la chaufferie, etc.
VI. COKE 1. Capacités de cokéfaction (tableau 21) À fin 1982, la capacité de production de coke s'établit à 71,1 millions de tonnes, soit 3,1 millions de moins qu'un an auparavant. Cette évolution est de nouveau due principalement aux fermetures intervenues au Royaume-Uni ; l'une d'elles, comptant pour 1 million de tonnes, est due à une réparation et est donc provisoire. En Allemagne une cokerie sidérurgique a été arrêtée. En 1983, la capacité totale devrait se maintenir au même niveau, la remise en service de la cokerie britannique réparée compensant la fermeture d'une cokerie minière en Allemagne, d'une autre en France et d'une cokerie sidérurgique au Royaume-Uni.
Cependant, une évolution défavorable des perspectives du marché du coke et le coût d'un stockage supplémentaire pourraient entraîner d'autres mesures aboutissant à réduire la capacité de cokéfaction dans la Communauté davantage qu'il n'est actuellement prévu. 2. Production de coke et approvisionnement des cokeries en charbon (tableaux 22 et 23) La production de coke pour 1982 s'établit à 60 millions de tonnes, soit une baisse de 4 millions de tonnes ou 6 % par rapport à 1981. L'évolution affecte tous les pays. En 1983, le niveau de production devrait être inférieur à 54 millions de tonnes.
Seule l'Italie maintiendrait sa production au même niveau qu'en 1982. L'approvisionnement des cokeries en charbon suit dans l'ensemble une évolution parallèle à celle de la production : il a représenté, en 1982, 80 millions de tonnes, soit 4,7 millions de tonnes de moins qu'en 1981. Cette réduction affecte presque exclusivement le charbon à coke d'origine communautaire ; l'approvisionnement en charbon de pays tiers reste constant. En 1983, les besoins des cokeries seraient de l'ordre de 71 millions de tonnes, soit le quart des besoins totaux de charbon de la Communauté ; on peut envisager une baisse des fournitures de charbon national ou de pays tiers, avec un maintien des échanges au niveau de 1982.
Comme en 1982, les fournitures de charbon de pays tiers représenteraient environ 28 % de l'approvisionnement des cokeries et le tiers de l'ensemble des importations. VII. COMMERCE DU CHARBON ET DU COKE 1. Les échanges intracommunautaires (tableaux 24 et 25) Les livraisons intracommunautaires portent presque uniquement sur la houille et le coke ; pour le lignite et la tourbe, elles sont de faible importance, comme il est indiqué dans le rapport de la Commission à ce sujet. Les échanges de houille et de coke intéressent tous les secteurs de consommation mais principalement les cokeries et les sidérurgies ; le solde se répartit entre les centrales électriques, les autres industries et les foyers domestiques.
Le principal fournisseur est l'Allemagne, suivie du Royaume-Uni. Depuis plusieurs années, on assiste à un recul des échanges, malgré une remontée en 1981. L'évolution sur quatre années est la suivante: >PIC FILE= "T0034047"> L'accroissement intervenu sur les échanges de houille en 1981 est dû essentiellement à une augmentation de 3,6 millions de tonnes des livraisons britanniques, réalisée en faveur d'une baisse des livraisons de charbon polonais. La baisse intervenue entre 1981 et 1982 sur la houille affecte aussi bien l'Allemagne (- 1,7 million de tonnes) que le Royaume-Uni (- 1,4 million de tonnes) ; pour le coke, elle touche uniquement l'Allemagne (- 1,3 million de tonnes).
Au niveau prévu pour 1983, le total des échanges de houille et de coke (ce produit exprimé en houille) représente environ 10 % de la production communautaire et 33 % des importations communautaires de houille. Ces échanges suivent souvent des courants traditionnels. Aussi leur régression est-elle souvent liée à la réduction des besoins - voire à la disparition - de clients déterminés. C'est notamment le cas pour le charbon à coke ou le coke livrés par les producteurs allemands aux sidérurgies des autres pays, ou encore pour les charbons destinés à la fabrication d'agglomérés pour les foyers domestiques.
Un autre élément qui contribue à limiter le volume des échanges est l'importance des rabais de prix qu'entraîne la vente de charbons communautaires dans les autres pays, les clients exigeant le plus souvent un alignement sur le prix des charbons importés de pays tiers. En effet, après un certain répit en 1981, année où les prix des charbons de pays tiers ont fortement augmenté en raison de frais exceptionnels d'attente au chargement, et malgré une forte appréciation du dollar en 1982, l'écart augmente entre les coûts de production du charbon communautaire et les prix cif de charbons importés.
Lorsque le charbon communautaire doit être transporté vers les ports européens, où s'exerce par exemple une forte part de l'activité sidérurgique, l'alignement doit également compenser les frais de transport correspondants, qui atteignent des montants allant de 5 à 19 Écus par tonne, suivant la relation. Même pour les usines de l'intérieur, on constate souvent que les frais encourus pour y amener du charbon de pays tiers depuis les ports d'importation sont inférieurs à ceux supportés par le charbon communautaire : dans l'ensemble, le différentiel de transport joue en défaveur de ce dernier sauf en des points de consommation proches des bassins de production.
2. Commerce avec les pays tiers a) Importations (tableaux 26 et 27 A) Avec 70 millions de tonnes, les fournitures de pays tiers restent en 1982 au niveau atteint en 1981, année qui avait marqué l'inversion de la tendance croissante observée jusqu'en 1980 à partir du niveau de 38 millions de tonnes atteint en 1974. Le volume des importations diminue notablement dans trois pays de la Communauté : la France (moins 3 millions de tonnes), le Danemark et le Royaume-Uni. Une augmentation apparaît en Belgique, en Allemagne, en Italie et aux Pays-Bas. Du côté des pays fournisseurs, les États-Unis conservent avec 36 millions de tonnes plus de la moitié du marché communautaire ; l'Afrique du Sud en représente encore le quart malgré une réduction de 1,7 million de tonnes.
La Pologne reprend la troisième place en remontant à 8 millions de tonnes (+ 3,8 millions de tonnes, soit un quasi-doublement). L'Australie réduit ses fournitures à 6,8 millions de tonnes (moins 0,8 million). Ces mouvements de tonnages se sont accompagnés, surtout en fin d'année, de concessions de prix accordées par des vendeurs désireux de défendre ou reconquérir leur place sur le marché. En 1983, les importations de charbon de pays tiers devraient se maintenir aux environs de 71 millions de tonnes ; une nette reprise (3 millions de tonnes) se manifesterait en France ; l'Italie augmenterait à nouveau ses achats.
Du côté des fournisseurs, la Pologne et l'Australie augmenteraient leurs fournitures ; celles des États-Unis diminueraient. b) Exportations (tableau 27 B) Après le grand bond des exportations de houille en 1981 par rapport à 1980 (de 0,9 à 3,6 millions de tonnes), l'abondance de l'offre sur le marché mondial en 1982 a entraîné un repli d'environ 0,9 million de tonnes, auquel participent le Royaume-Uni et l'Allemagne. Le marché du coke s'est également rétréci pour l'Allemagne et la Belgique (moins 0,8 million de tonnes). En 1983, une certaine reprise est escomptée pour la houille, dont les exportations repasseraient au-delà de 3 millions de tonnes ; pour le coke ce niveau ne serait plus atteint.
VIII. STOCKS DE HOUILLE ET DE COKE (tableaux 28 A, 28 B, 29 A, 29 B et 30) À la fin de 1982, le total des stocks de charbon (y compris le coke exprimé en équivalent charbon) est estimé pour l'ensemble de la Communauté à 138 millions de tonnes, soit 20 millions de plus qu'à fin 1981. Il correspond à 164 jours calendaires de consommation. Ces stocks se répartissent entre trois grands groupes : producteurs de houille et de coke (57 millions), centrales électriques (54 millions) et autres (27 millions). 1. Stocks de houille et de coke à la production (tableau 28 A) Les chiffres indiqués ci-dessous ne comprennent pas, contrairement aux usages antérieurs, ceux de la «réserve nationale allemande», qui figurent sous «autres stocks».
Les stocks de houille sur le carreau des mines ont augmenté de 3 millions de tonnes en 1982. Cette évolution résulte notamment d'une forte hausse en Allemagne (plus 5,5 millions) et d'une baisse de 1,9 million en France. Le total représente 64 jours calendaires de production (valeurs extrêmes : 25 jours en Belgique et 118 en France). En 1983, on prévoit un nouvel accroissement global de 7 millions de tonnes, dont 6 millions au Royaume-Uni. Les stocks communautaires représenteraient alors la production de plus de 70 jours calendaires. Le stock de coke dépasse 11 millions de tonnes, avec une hausse de plus de 4 millions concentrée sur l'Allemagne.
En 1982, il représente l'équivalent de deux mois de production pour la Communauté et ne devrait pas augmenter en 1983. 2. Stocks de houille dans les centrales électriques publiques (tableau 28 B) Dans ce secteur, les stocks sont passés de 40 millions de tonnes à fin 1980 à 46 à fin 1981 et 54 à fin 1982. La formation de stocks devance largement l'évolution de la consommation ; en 1982, la hausse est de près de 10 millions de tonnes au Royaume Uni ; elle excède largement le déstockage intervenu aux mines pendant la même période ; en France, par contre, des motifs d'ordre financier ont entraîné une reprise aux stocks de 2,5 millions de tonnes.
Pour 1983, une nouvelle hausse de 1 million de tonnes est prévue en Allemagne et en Italie. Le stock total à fin 1982 correspond à la consommation de 105 jours calendaires pour la Communauté (285 jours pour le Danemark). 3. Autres stocks (tableaux 29 A et B) Aux deux catégories de stocks ci-dessus s'ajoutent des stocks de houille dans les cokeries (5,2 millions de tonnes) et dans les ports et dépôts (15,8 millions de tonnes) ainsi que divers stocks de coke (4,6 millions de tonnes). La majeure partie est constituée par la «réserve nationale allemande» (7,2 millions de tonnes de houille et 3 millions de tonnes de coke) ; le reste appartient à des producteurs, à des consommateurs (notamment des centrales ou des cokeries) ou à des négociants.
Le total représente l'équivalent de 27 millions de tonnes de charbon. 4. Sécurité assurée par les stocks (tableau 30) L'ensemble des trois catégories de stocks analysées ci-dessus représente une couverture qui, mesurée en jours calendaires de consommation moyenne de houille et de coke, varie suivant les pays de 50 (Italie) à 260 (Danemark) ; ces extrêmes sont moins éloignés qu'en 1981. La moyenne communautaire est de 164 jours, niveau dont le Royaume-Uni et les Pays-Bas sont très proches. TABLEAU 1 A Part des différentes formes d'énergie dans la consommation intérieure brute d'énergie >PIC FILE= "T0034048"> TABLEAU 1 B Consommation intérieure brute d'énergie par pays en 1981 >PIC FILE= "T0034049"> TABLEAU 2 Produit intérieur brut en termes réels (Variation par rapport à l'année précédente) >PIC FILE= "T0034050"> TABLEAU 3 Consommation de houille par secteurs et par pays >PIC FILE= "T0034051"> TABLEAU 4 Production d'acier et de fonte brute >PIC FILE= "T0034052"> TABLEAU 5 A Mise au mille de coke dans les hauts fourneaux >PIC FILE= "T0034053"> TABLEAU 5 B Consommation de coke et de fuel en 1980 dans le secteur des hauts fourneaux (y compris les quantités nécessaires à l'agglomération du minerai) >PIC FILE= "T0034054"> TABLEAU 6 Consommation de coke de four dans l'industrie sidérurgique >PIC FILE= "T0034055"> TABLEAU 7 Consommation de coke par secteur >PIC FILE= "T0034056"> TABLEAU 8 A Production nette d'électricité par source d'énergie >PIC FILE= "T0034057"> TABLEAU 8 B Consommation de combustibles des centrales thermiques classiques 1981-1983 >PIC FILE= "T0034058"> TABLEAU 8 B (suite) >PIC FILE= "T0034059"> TABLEAU 8 C Consommation de combustibles solides des centrales (y compris celles des mines et des autoproducteurs) >PIC FILE= "T0034060"> TABLEAU 8 D Livraisons de houille aux centrales électriques publiques (centrales électriques des mines et des autoproducteurs excluses) >PIC FILE= "T0034061"> TABLEAU 8 E >PIC FILE= "T0034062"> TABLEAU 8 F Parc de centrales thermiques classiques pouvant brûler du charbon ou du lignite Capacités nouvelles et conversions >PIC FILE= "T0034063"> TABLEAU 9 Consommation des industries diverses en houille et coke de four (centrales non comprises) >PIC FILE= "T0034064"> TABLEAU 10 A Livraisons de houille, agglomérés et coke aux foyers domestiques >PIC FILE= "T0034065"> TABLEAU 10 B Livraison de briquettes de lignite et de tourbe aux foyers domestiques >PIC FILE= "T0034066"> TABLEAU 11 Production de houille par bassin >PIC FILE= "T0034067"> TABLEAU 12 Production de houille en joules >PIC FILE= "T0034068"> TABLEAU 13 Personnel employé au fond - moyenne annuelle en milliers >PIC FILE= "T0034069"> TABLEAU 14 Rendement au fond par homme et par heure >PIC FILE= "T0034070"> TABLEAU 15 Prix de revient et recettes à la tonne (Variation sur base des données en monnaies nationales) >PIC FILE= "T0034071"> TABLEAU 16 Aides financières des États au profit de l'industrie houillère pour la production courante >PIC FILE= "T0034072"> TABLEAU 17 Investissements dans l'industrie charbonnière (Extraction et préparation du charbon) >PIC FILE= "T0034073"> TABLEAU 18 Fermeture de sièges d'extraction >PIC FILE= "T0034074"> >PIC FILE= "T0034075"> >PIC FILE= "T0034076"> TABLEAU 20 Prix moyen caf du charbon importé en provenance des pays tiers >PIC FILE= "T0034077"> TABLEAU 21 Capacités de production de coke de four >PIC FILE= "T0034078"> TABLEAU 22 Cokéfaction >PIC FILE= "T0034079"> TABLEAU 23 >PIC FILE= "T0034080"> TABLEAU 24 Évolution des courants d'échanges intracommunautaires de houille >PIC FILE= "T0034081"> TABLEAU 25 >PIC FILE= "T0034082"> TABLEAU 26 Importations de houille en provenance des pays tiers >PIC FILE= "T0034083"> TABLEAU 27 A Importations de houille des pays tiers en 1983 (prévisions) >PIC FILE= "T0034084"> TABLEAU 27 B Exportations de houille et de coke vers les pays tiers >PIC FILE= "T0034085"> TABLEAU 28 A Stocks de houille et de coke à la production >PIC FILE= "T0034086"> TABLEAU 28 B Stocks de houille aux centrales >PIC FILE= "T0034087"> TABLEAU 29 A Estimation des stocks totaux A. de houille chez les producteurs, les consommateurs dans les ports et/ou dépôts centraux de la Communauté (Situation à la fin de 1982) >PIC FILE= "T0034088"> TABLEAU 29 B Estimation des stocks totaux B. de coke chez les producteurs, les consommateurs dans les ports et/ou dépôts centraux de la Communauté (Situation à la fin de 1982) >PIC FILE= "T0034089"> TABLEAU 30 Estimation des stocks totaux de houille et de coke (exprimée en équivalent charbon) chez les producteurs, les consommateurs, et dans les ports et/ou dépôts centraux de la Communauté (Situation à la fin de 1982) >PIC FILE= "T0034090"> >PIC FILE= "T0034091"> >PIC FILE= "T0034092"> >PIC FILE= "T0034093">