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Communication de la Commission - Révision des perspectives du marché charbonnier de la Communauté pour 1983

CELEX
31983Y1110(03)
Document type
INFO
Sector
Legislation
Date of document
1983-11-10
In force since
1983-11-10
Status
In force

Text

This document has no article-level structure in its source. Full text below.

Communication de la Commission - Révision des perspectives du marché charbonnier de la Communauté pour 1983 Journal officiel n° C 303 du 10/11/1983 p. 0003 - 0015 RÉVISION DES PERSPECTIVES DU MARCHÉ CHARBONNIER DE LA COMMUNAUTÉ POUR 1983 TABLE DES MATIÈRES >PIC FILE= "T0035680"> LISTE DES TABLEAUX >PIC FILE= "T0035681"> INTRODUCTION Le présent document fait suite au rapport sur le marché charbonnier de la Communauté en 1982 et ses perspectives pour 1983, rédigé au début de cette année (1). Il révise ces perspectives à la lumière de faits constatés au premier semestre et la situation envisagée pour la fin de cette année.

Les chapitres, sections et tableaux révisés conservent la même numérotation que dans le rapport de base. Notamment, les bilans prévisionnels 1983 des ressources et livraisons pour la houille et le coke ont été mis à jour et peuvent être comparés aux bilans correspondants pour 1982, établis suivant le même schéma sur la base des données provisoires fournies par l'Office statistique. Dans l'ensemble, l'analyse ci-après s'efforce de comparer le plus souvent possible trois chiffres : les résultats (provisoires) de 1982, la première estimation pour 1983 et le chiffre révisé à l'époque de la rédaction (juillet 1983).

I. RÉSUMÉ (Tableaux 31 et 32) La consommation d'énergie de la Communauté pour l'ensemble de l'année 1983 marquerait une nouvelle baisse et pourrait se situer autour de 861 millions de tonnes équivalent pétrole, soit 1,6 % de moins qu'en 1982. La consommation de combustibles solides se réduirait de la même façon, en maintenant donc sa part dans la consommation globale d'énergie de la Communauté légèrement au-dessus de 24 %. En ce qui concerne la houille, l'approvisionnement de la Communauté serait constitué par une production de 233 millions de tonnes + 5 millions de récupération et des importations de pays tiers s'élevant à 63 millions de tonnes, soit 301 millions au total.

Ce chiffre est en retrait de près de 19 millions sur celui de 1982 et de 10 millions sur celui des premières prévisions établies au début de l'année. Les échanges intracommunautaires diminueraient légèrement dans l'ensemble, mais plus sensiblement dans le secteur du coke. Malgré un approvisionnement réduit, les stocks des producteurs augmenteraient, pour atteindre 56 millions de tonnes à la fin de 1983. Le marché mondial du charbon est toujours caractérisé par une offre pléthorique ; la tendance de prix en dollars est toujours orientée à la baisse ; la hausse du dollar par rapport aux devises communautaires réduit quelque peu ce nouvel avantage de prix des importations.

En juin 1983, la Commission a présenté au Conseil des propositions pour une politique équilibrée des combustibles solides (1), suivies d'une proposition de règlement concernant un soutien financier communautaire en faveur des industries productrices de combustibles solides (2). II. SITUATION ÉCONOMIQUE GÉNÉRALE ET SES PERSPECTIVES (1) (Tableau 2) 2. Perspectives pour 1983 Après trois années de récession, des signes dénotant une légère amélioration de la production et du climat économique étaient perceptibles au début de 1983. À l'extérieur, les prévisions sont meilleures en raison de la baisse du prix du pétrole, de la reprise de l'économie aux États-Unis d'Amérique qui est maintenant manifeste et d'un redressement de la tendance du commerce international après son déclin en 1982.

Toutefois, on peut s'attendre à ce que cette reprise soit très graduelle et hésitante dans la Communauté. La consommation des ménages n'augmentera que très lentement puisque l'augmentation des revenus en termes réels est peu probable. Les dépenses des États sont en général réduites. Les investissements augmenteront graduellement dans la seconde partie de l'année si les taux d'intérêts n'augmentent pas à nouveau, freinant ainsi les plans d'investissement. Il se pourrait aussi que la reconstitution des stocks s'accélère un peu. Exportations et importations pourraient (1) JO no C 147 du 6.6.1983.

(1) COM(83) 309 final. (2) COM(83) 447 final. (1) De plus amples renseignements ont été fournis dans le no 6 du Supplément A d'économie européenne, publié en juin 1983. augmenter régulièrement tout au long de l'année, mais la balance du commerce extérieur ne contribuera que peu à la croissance réelle du produit intérieur brut. Quoique l'expansion de l'activité économique soit appelée à se poursuivre à un rythme moyen au cours de 1983, la croissance d'une année sur l'autre sera très faible, en partie à cause des diminutions de rendement qui se sont produites pendant la deuxième partie de l'année 1982.

Le produit intérieur brut de la Communauté, en termes réels, ne devrait être supérieur que de 0,5 % en 1983 par rapport à 1982. Les prévisions par pays sont reprises au tableau 2. De nouveaux progrès dans la lutte contre l'inflation sont attendus en 1983 dans la plupart des pays de la Communauté, mais le nombre de chômeurs devrait continuer à augmenter. Déjà en mai 1983, le taux de chômage a atteint les 10,8 % avec l'ajustement saisonnier. La prévision d'augmentation de la production n'est pas suffisante pour créer de nouveaux emplois, alors que le nombre de personnes disponibles sur le marché du travail continue à croître.

Les toutes premières évaluations pour 1984 suggèrent que la reprise de l'activité économique dans la Communauté continuera mais que le pourcentage de l'expansion sera beaucoup plus faible que normalement à des périodes similaires des cycles économiques précédents. Pour 1984 l'augmentation de la production intérieure brute pourrait seulement atteindre 1,6 % par rapport à 1983. III. DEMANDE DE HOUILLE PAR SECTEUR 1. Sidérurgie Depuis l'instauration du régime des quotas de production en automne 1980, aucune reprise de la consommation ne s'est fait sentir. Pour l'année 1983, ce secteur consommerait environ 41,5 millions de tonnes de coke contre 46 millions en 1982.

Les besoins de coke initiaux pour l'industrie sidérurgique ont été revus en baisse principalement pour la France et l'Italie. La production d'acier atteindrait 102 à 105 millions de tonnes (pour 111 millions en 1982). 2. Centrales électriques Les nouvelles estimations de livraisons aux centrales (minières et publiques) pour 1983 se situent aux environs de 177 millions de tonnes, soit huit millions de moins qu'en 1982 et quatre millions de moins que prévu au début de l'année. Cette réduction sera surtout sensible en France où «Électricité de France» compte recevoir douze millions de tonnes au lieu des dix-sept prévues initialement, alors que les centrales minières pourraient accroître leur consommation jusqu'à huit millions de tonnes consistant surtout en bas-produits.

La république fédérale d'Allemagne réduit également ses prévisions d'environ deux millions de tonnes. Au Royaume-Uni les prévisions de livraisons se situent dans une fourchette de 78 à 88 millions de tonnes. Cette situation est due à l'importance des stocks aux centrales, stocks dont les mouvements sont difficiles à prévoir. 3 et 4. Autres secteurs Les autres secteurs de consommation tels que autres industries, foyers domestiques, agglomération, etc., ont en général été revus à la baisse mais dans une moindre proportion. Pour l'ensemble de ces secteurs, le chiffre des réalisations de 1982 (47 millions de tonnes, y compris les consommations des autoproducteurs d'électricité) est simplement maintenu au lieu d'augmenter de deux millions.

Une des raisons de cette situation peut se trouver dans l'évolution récente des prix actuels du pétrole, qui provoque certainement des retards dans l'examen de nombreux dossiers de conversion au charbon. IV. PRODUCTION CHARBONNIÈRE DE LA COMMUNAUTÉ 1. Statistiques de production La production charbonnière diminuerait de près de huit millions de tonnes par rapport à 1982, revenant à 233 millions (alors que la première estimation se montait à 235). L'écart de huit millions de tonnes se situe en république fédérale d'Allemagne, où les bassins ont pris différentes mesures pour adapter la production à la demande.

L'Allemagne comme le Royaume-Uni ont connu une réduction significative du personnel employé au fond : environ 5 000 emplois en Allemagne et 10 000 au Royaume-Uni depuis le début 1982. 3. Évolution des capacités de production Au Royaume-Uni, les travaux de démarrage du bassin de Belvoir ont commencé et les premiers tonnages ont été extraits de la mine de Selby au début de l'été 1983. V. PRIX DU CHARBON En raison de l'importance des fluctuations des taux de change, la liste ci-après montrant celles du dollar des États-Unis par rapport aux monnaies communautaires peut être utile. >PIC FILE= "T0035682"> 1.

Évolution des prix de barème des charbons communautaires (Tableaux 19 A et 19 B) Le rapport de base analysait les augmentations de prix introduits en 1982 par les producteurs communautaires de houille et de coke. Au cours du premier semestre de 1983, les augmentations de prix se sont limitées à la Belgique et à la France. En Allemagne et en Grande-Bretagne, les pays producteurs les plus importants, les prix sont restés stables. La situation au 1er juillet 1983 peut se résumer comme suit. Belgique Augmentation de 3 à 5 % des prix du charbon à coke et des fines lavées au 1er janvier 1983.

France Les prix ont été relevés d'une part le 1er janvier et d'autre part le 1er avril 1983. Les augmentations des prix de charbon représentent au total 4 à 12 % et varient selon les produits ; les prix du coke ont augmenté de 3 à 10 %. Les charbons à coke et le coke de hauts fourneaux n'étaient pas touchés par ces augmentations. Grande-Bretagne À partir du 3 mai jusqu'au 31 juillet 1983, des rabais d'été entre 7 et 10 livres sterling sont accordés. Pays-Bas Le 15 janvier, une baisse des prix de coke est intervenue ; elle était de l'ordre de 6 à 9 %. 2. Évolution des prix des charbons importés a)Charbon à coke Le fléchissement du «prix indicatif» (1), constaté depuis le début de l'année 1982, s'est poursuivi.

Il s'établit à environ 69 dollars des États-Unis au deuxième trimestre de 1983, c'est-à-dire au niveau du deuxième trimestre de 1980. Par rapport au quatrième trimestre de 1982, la baisse est de 13,5 %, à savoir de 79,70 à 68,95 dollars des États-Unis (-10,75 dollars des États-Unis). Pour rappel, le prix indicatif le plus haut était de 86,55 dollars des États-Unis au quatrième trimestre de 1982. La baisse du prix indicatif résulte essentiellement de la baisse des prix caf de 10 dollars des États-Unis depuis le quatrième trimestre de 1982, en conséquence de la réduction des prix fob.

Les surestaries inclus dans le prix indicatif sont revenus de 0,55 dollar à fin de 1982 à 0,10 dollar au deuxième trimestre de 1983. La traduction du prix indicatif en monnaie nationale des pays producteurs de la Communauté peut se résumer comme suit. Prix indicatif exprimé en monnaie nationale >PIC FILE= "T0035683"> b) Charbon vapeur Le prix moyen caf ARA des charbons importés pour les centrales électriques de la Communauté a également marqué une baisse au premier trimestre de 1983 par rapport au quatrième trimestre de 1982, revenant de 66,20 à 61,40 dollars des États-Unis par tonne de 29,3 GJ.

(1) Valeur moyenne caf ARA des charbons à coke importés des États-Unis d'Amérique et d'Australie sur contrats à moyen et long terme. c) Évolution comparée des prix des charbons à coke et charbons vapeur importés >PIC FILE= "T0035684"> VI. COKE 2. Production de coke et approvisionnement des cokeries en charbon Au début de l'année, le marché du coke laissait escompter pour 1983 une production d'à peu près 54 millions de tonnes (soit 10 % de moins qu'en 1982, avec 60 millions de tonnes) ; tous le pays, sauf l'Italie, participaient à cette réduction. La nouvelle estimation se monte à seulement 52 millions, avec une baisse affectant surtout l'Italie.

VII. COMMERCE DU CHARBON ET DU COKE 1. Les échanges intracommunautaires Les échanges intracommunautaires de houille resteraient sensiblement au niveau de 16 millions de tonnes réalisé en 1982 et prévu pour 1983 au début de l'année. Pour le coke, on prévoit un net recul à 4,3 millions de tonnes, contre une réalisation de cinq millions de tonnes en 1982 et une première estimation pour 1983 s'élevant à 5,9 millions de tonnes. La Belgique, la France et les Pays-Bas, clients traditionnels de l'Allemagne pour le coke, prévoient en effet une notable réduction de leurs enlèvements. 2. Commerce avec les pays tiers (Tableau 26) Lors de l'établissement des premières prévisions pour 1983, les chiffres retenus n'étaient pas très différents des réalisations de 1981 et 1982 (71 à 72 millions de tonnes).

La révision prévoit une réduction de huit millions de tonnes par rapport à ce chiffre, réduction qui se situe d'abord en France, puis, dans une moindre mesure, au Danemark, en Italie et au Royaume-Uni. La baisse des importations touche essentiellement le charbon vapeur. Pour «Électricité de France», les besoins de charbon peuvent fluctuer de façon très importante suivant les possibilités offertes par l'hydraulicité, le nucléaire et l'appel aux centrales minières. Parmi les pays expéditeurs, les États-Unis d'Amérique supportent la quasi-totalité des réductions. VIII. STOCKS DE HOUILLE ET DE COKE Au 31 décembre 1982, les stocks de houille à la production s'élevaient à 43 millions de tonnes (1) pour l'ensemble de la Communauté.

D'après les estimations actuelles, ils atteindraient 49 millions de tonnes à la fin de 1983, la quasi-totalité de l'augmentation ayant lieu au Royaume-Uni. Les stocks de coke seraient portés à 12 millions de tonnes (1) en raison d'un stockage supplémentaire d'environ un million de tonnes en république fédérale d'Allemagne. (1) Non compris la réserve nationale allemande (houille = 7,2 millions des tonnes ; coke = 3,0 millions de tonnes). L'ensemble des stocks chez les producteurs et les consommateurs pourraient ainsi s'élever à la fin de l'année à environ 137 millions (houille et coke converti en équivalent charbon), et représenterait plus de cinq mois de consommation estimée.

TABLEAU 2 Produit intérieur brut en termes réels (Variation par rapport à l'année précédente) >PIC FILE= "T0035685"> >PIC FILE= "T0035686"> >PIC FILE= "T0035687"> TABLEAU 26 Importations de houille en provenance des pays tiers >PIC FILE= "T0035688"> >PIC FILE= "T0035689"> >PIC FILE= "T0035690"> >PIC FILE= "T0035691"> >PIC FILE= "T0035692">

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